Choisir son assurance auto : les éléments à contrôler

La responsabilité civile ne représente pas un critère de choix pour une assurance auto, car celle-ci est obligatoirement incluse dans chaque contrat depuis la loi du 27 février 1958 (articles L211-1 et A211-1 et suivants du Code des Assurances).

En revanche, toutes les autres garanties sont facultatives et proposées librement par les assureurs. En plus du tarif, il peut donc y avoir de vraies différences de couverture selon les contrats. C’est pourquoi nous vous proposons un récapitulatif des éléments à contrôler pour choisir le bon contrat d’assurance auto, qui convienne à vos besoins et vous protège efficacement en cas de sinistre.

Cette liste n’est pas exhaustive et ne conviendra pas à tous les profils de conducteur, mais elle fournit déjà une base de contrôle pour s’assurer de la qualité du contrat que vous allez signer.

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Sommaire de l’article :
1. Choisir une formule en fonction de sa voiture
2. Vérifier le montant des franchises bris de glace et dommages
3. Choisir une garantie individuelle protectrice
4. Préférer une assistance 0 km en cas d’accident ou de panne, et incluant l’assistance aux personnes
5. Contrôler la couverture de la garantie vol
6. Contrôler la couverture de la garantie bris de glace
7. Vérifier la durée de mise à disposition d’un véhicule de remplacement en cas de sinistre
8. Contrôler la durée des garanties valeur à neuf + valeur à dire d’expert majorée

1. Choisir une formule en fonction de sa voiture

  • Tiers simple : pour une voiture ancienne, dont la valeur est limitée et qui risque d’être déclarée « irréparable », ou « épave », en cas d’accident.
    => Rapport montant des cotisations / coût du sinistre défavorable.
  • Tiers + bris de glace / vol / incendie : idem que la Tiers simple, mais à souscrire s’il y a un risque important de sinistre (en zone urbaine ou sur certains modèles très convoités, par exemple) causant une perte financière non négligeable.
    => Rapport montant des cotisations / coût du sinistre variable selon le type de sinistre.
  • Tous risques : pour une voiture récente, ou dont la valeur est encore importante, et qui causerait une réelle perte financière en cas de vol ou de dommage. Le coût des réparations pour un véhicule récent peut également être élevé.
    => Rapport montant des cotisations / coût du sinistre favorable.

2. Vérifier le montant des franchises « bris de glace » et « dommages »

La franchise est la part financière demeurant à la charge de l’assuré lors de l’indemnisation d’un sinistre. D’un montant fixe ou proportionnel aux frais engendrés, elle peut être élevée, et donc dissuasive, notamment pour les « petits » sinistres : bris de glace ou dommage peu important.

Prenez donc le temps de calculer et comparer les montants de franchises entre les assureurs. L’option « sans franchise » est intéressante s’il y a un vrai risque de dommages légers (en ville notamment).

3. Choisir une garantie « individuelle conducteur » protectrice

Cette garantie accorde une indemnité financière pour tous les dommages corporels subis par le conducteur de la voiture. Sans cette garantie, le conducteur blessé dans un accident qu’il a lui-même provoqué n’a le droit a aucun dédommagement !

Attention, deux éléments sont à contrôler dans cette garantie :

  • Le montant de la garantie en cas d’invalidité permanente ou de décès : pour une couverture prévoyante, comptez une garantie d’au moins 500 000 euros (même si le risque de sinistre avec indemnisation à ce montant est faible).
  • Le seuil d’AIPP (Atteinte Permanente à l’Intégrité Physique et Psychique) pris en compte pour le déclenchement de la garantie : il est préférable qu’il soit inférieur à 11% pour assurer une bonne couverture en cas d’invalidité permanente, même faible.

Pour plus de précisions, voir notre article sur la protection du conducteur.

4. Préférer une assistance « 0 km » en cas d’accident ou de panne, et incluant l’assistance aux personnes

De nombreux assureurs incluent désormais l’assistance dans leur contrat, même en formule Tiers simple. Mais attention, cette assistance peut disposer d’une franchise kilométrique, c’est à dire qu’elle ne se déclenchera qu’au delà d’une certaine distance depuis votre domicile.

  • En cas d’accident, cette franchise kilométrique est souvent nulle (0 km), mais en cas de panne, celle-ci peut être de 50 km ! Imaginez-vous simplement dans votre véhicule en panne à 49 km de votre domicile… Une prestation d’assistance serait sûrement bienvenue !
  • L’assistance aux personnes est également à contrôler. Certains assureurs imposent également une franchise kilométrique pour rapatrier l’assuré et sa famille chez lui en cas d’accident ou de panne. C’est à dire qu’ils s’occupent de la voiture mais pas de vous ! Ce qui peut aussi être problématique à 49 km de chez soi…

5. Contrôler la couverture de la garantie « vol »

Selon les assureurs, la garantie vol est plus ou moins couvrante et peut réserver de mauvaises surprises lors d’un sinistre vol. Il convient donc de vérifier ce que contient expressément cette garantie, et surtout ce qu’elle ne contient pas :

  • Les techniques de vol : avec violence, avec menace de violence, avec fraude, par ruse, etc.
  • Le contenu garanti : éléments du véhicule fixés à l’intérieur et à l’extérieur, roues, contenu privé à l’intérieur, etc.
  • Les preuves de l’effraction : faut-il des traces d’effraction physique ? Car certains grands assureurs ne couvrent toujours pas les vols par effraction électronique de type « Mouse Jacking ».

6. Contrôler la couverture de la garantie « bris de glace »

En plus de la franchise, il est nécessaire de vérifier ce que couvre réellement la garantie bris de glace. Selon les assureurs et les formules, elle assure :

  • les optiques avant ;
  • les clignotants ;
  • le pare-brise ;
  • les vitres latérales ;
  • la lunette arrière ;
  • le toit ouvrant et / ou le toit panoramique ;
  • les optiques arrière ;
  • les miroirs des rétroviseurs.

Attention, les optiques arrière et miroirs des rétroviseurs sont rarement inclus par défaut, et certains assureurs ne garantissent pas du tout les clignotants !

7. Vérifier la durée de mise à disposition d’un véhicule de remplacement en cas de sinistre

Cette garantie est précieuse en cas de sinistre rendant votre voiture inutilisable. Mais selon les assureurs, la durée de mise à disposition d’un véhicule peut être variable.

En général, un assureur propose de fournir un véhicule de remplacement (ou l’indemnité financière correspondant à la location) durant :

  • 7 jours en cas de panne ;
  • 14 jours en cas d’accident ;
  • 30 jours en cas de vol.

Mais certains assureurs ne proposent au mieux que 5 ou 10 jours, voire même ne proposent rien en cas de panne !

8. Contrôler la durée des garanties « valeur à neuf » + « valeur à dire d’expert majorée »

Pour un véhicule neuf ou récent, ayant donc une certaine valeur, les garanties « valeur d’achat » et « valeur à dire d’expert majorée » sont fondamentales. En effet, les assurés sont rarement d’accord avec la valeur estimée du véhicule par un expert : beaucoup la trouve sous-évaluée.

Ces garanties permettent donc de « rattraper » l’estimation donnée par l’expert et d’être indemnisé de manière plus conséquente. Plus la durée de ces garanties est longue (supérieure à 36 mois), plus vous serez sûr de ne pas perdre d’argent en cas de sinistre rendant votre véhicule « irréparable ».

» À l’aide des éléments de choix répertoriés ci-dessus, retrouvez désormais notre comparatif tarifaire des principales assurances auto en France.

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