Selon l’estimation provisoire de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière, parue le 31 janvier dernier, 3 402 personnes sont décédées en 2023 sur les routes de France métropolitaine ou d’outre-mer. Ce bilan est plutôt positif car il est inférieur de 4,2 % par rapport à 2022 et de 2,7 % par rapport à 2019, année référence sur la décennie 2020-2030.
Concernant les blessures : 232 000 personnes ont été blessées en 2023 sur les routes de France métropolitaine, dont 16 000 gravement. Des chiffres également en légère baisse : -1,9 % pour les blessés toutes gravités et -0,7 % pour les blessés graves.
Une large majorité d’hommes parmi les victimes
Comme chaque année, la part des hommes dans la mortalité routière reste prépondérante (78 %), idem concernant les blessés graves (75 %). La nouveauté étant l’augmentation des victimes sur les « nouveaux » modes de déplacement : 30 hommes tués à vélo de plus en 2023 par rapport à 2019, contre 7 femmes tuées en plus ; 27 hommes tués en EDPM (engins de déplacement personnel motorisés) de plus, contre 5 femmes tuées en plus.
Jeunes et seniors parmi les plus touchés
Si le nombre de décès chez les jeunes est globalement en baisse (notamment chez les 14-17 ans), il demeure encore très fort chez les 18-24 ans, qui présentent le taux de mortalité le plus important, suivi par les 75 ans ou plus.
Ainsi, en 2023, les taux les plus forts, indiquant les classes d’âge les plus à risque de décéder sur les routes, sont :
- 92 tués par million d’habitants pour les jeunes de 18-24 ans ;
- 76 tués par million pour les séniors de 75 ans ou plus ;
- 61 tués par million pour les 25-34 ans ;
- 51 tués par million pour les 65-74 ans.
Une hausse des victimes parmi les usagers vulnérables : piétons, cyclistes, trottinettes, deux-roues
Depuis la pandémie, la part des usagers vulnérables, c’est-à-dire non carrossés (piétons, cyclistes, utilisateurs d’EDPM, usagers de deux-roues motorisés) parmi les personnes tuées ou blessées gravement s’est renforcée. Les occupants de voiture représentent désormais moins de la moitié des personnes tuées (48 %).
La part des usagers de deux-roues motorisés reste stable : ces derniers représentent 22 % des personnes tuées, 34 % des blessés graves et 38 % des blessés qui garderont des séquelles 1 an après l’accident, pour moins de 2 % du trafic motorisé.
La part des cyclistes et utilisateurs d’engins de déplacement personnel motorisés, trottinettes électriques notamment, augmente : ils représentent 8 % de la mortalité, 20 % des blessés graves et 30 % des blessés qui garderont des séquelles 1 an après l’accident.
